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Huile végétale
carburant |
| L'huile
végétale carburant (HVC) est aussi connue sous les noms d'huile végétale
pure (HVP) ou huile végétale brute (HVB). Elle peut être
utilisée (jusque 100 %) comme biocarburant
pour tous les moteurs diesel
(inventé à l'origine pour ce type de carburant), sous réserve de
modifications mineures visant à réchauffer le carburant
en question, ou, sans modification, en mélange avec du gazole
ordinaire (30 % sur tous les véhicules, et jusqu'à 50 % selon les cas).
Elle est également la matière première brute qui sert à la fabrication
du biodiesel
qui est un ester
alcoolique utilisé aujourd'hui comme biocarburant, incorporé directement
dans le gazole. |
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| Les bio- ou agro-carburants ne sont
pas nouveaux, mais datent des débuts de l'industrie automobile ; Nikolaus
Otto, inventeur du moteur
à explosion avait conçu son invention pour utiliser de l'éthanol ;
et Rudolf
Diesel, inventeur du moteur
à combustion faisait tourner ses machines à l'huile
d'arachide. La Ford
T (produite de 1903 à 1926) roulait à l'éthanol. Puis, au milieu du
XXe siècle,
quand les produits pétroliers devinrent abondants et bon marché, les
consommateurs et industriels se détournèrent des biocarburants.
Avec le premier et second choc
pétrolier (1973
et 1979), les
autorités publiques et les milieux académiques s'intéressèrent à
nouveau aux agrocarburants. De nombreuses études furent ainsi menées à
la fin des années 1970 et au début des années 1980. Mais, avec le
contre-choc pétrolier de 1986 (baisse des prix du pétrole),
et probablement le lobbying des multinationales
pétrolières l'enthousiasme pour les biocarburants retomba.
À partir du début des années 2000, avec la
nouvelle hausse du prix du baril de pétrole, l'arrivée prochaine du pic
pétrolier, la volonté de lutter contre l'effet
de serre et les menaces sur la sécurité d'approvisionnement en pétrole,
les gouvernements multiplièrent les discours et promesses d'aides pour le
secteur des agro- et bio-carburants. Par exemple, George
Bush dans son discours de l'union de janvier 2006, a déclaré qu'il
voulait que son pays se passe de 75 % du pétrole issu du Proche-Orient
pour 2025. La Suède
affirme vouloir être indépendante d'un point de vue énergétique en
2020, ce qui inclue de l'être au niveau du pétrole également. La Commission
européenne quant à elle, veut que les pays membres incluent au moins
5,75 % de biocarburants dans l'essence, en subventionnant les
agro-carburants encore critiqués pour leurs impacts environnementaux ou
mauvais écobilans.
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| Aspects
environnementaux
Lors de l'utilisation d'un carburant dérivé
du pétrole,
du CO2
(l'un des principaux gaz
à effet de serre) est émis. Du carbone
est donc libéré dans l'atmosphère. Cet élément était enseveli
profondément dans le sol depuis des centaines de milliers d'années (on
parle bien d'énergie fossile). Il provient de la décomposition de la
faune et de la flore qui ont vécu sur la Terre auparavant. Le bilan en CO2
de ces hydrocarbures n'est pas nul.
Quant aux biocarburants, la plupart des
gouvernements occidentaux et de nombreux experts estiment qu'ils ont un
bilan CO2 proche de zéro. En effet, les biocarburants émettent
autant de carbone dans l'atmosphère
que les plantes en ont absorbé durant leur croissance. Il s'agit d'un
cycle CO2 fermé. Si le sol cultivé pour les agrocarburants ne
perdait pas de carbone et si les végétaux absorbaient autant de CO2
que tout celui produit par la chaîne de fabrication, le bilan serait idéalement
nul : les plantes absorbent du CO2 pour croître, le
carbone absorbé retourne dans l'atmosphère pendant son utilisation lors
de la combustion ; celui-ci sera à nouveau absorbé par de nouvelles
plantes qui pousseront et qui pourront être à nouveau brûlées. C'est le
cycle du carbone.
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| Aspects
économiques et géostratégiques
L'obtention de biocarburants permet de
procurer des ressources supplémentaires aux agriculteurs
et crée des emplois dans le secteur de la transformation des matières
premières en carburants (par exemple des usines peuvent être nécessaires).
D'autre part fabriquer des carburants de manière locale diminue les
importations, réduit les transports et soutient le marché de l'emploi
local, tout réduisant la vulnérabilité des agriculteurs au cours du pétrole.
D'autre part, une grande partie du pétrole
produit au début des années 2000 provient de pays ou régions instables
(Nigéria,
Venezuela),
de pays où les assassinats sont quotidiens (Irak),
de pays dont les Occidentaux se méfient (Iran,
Russie).
Pour cette raison, les gouvernements et associations de producteurs
estiment que les biocarburants procurent une plus grande sécurité dans
les approvisionnements énergétiques
Les plus grands producteurs de biocarburants du monde sont les États-Unis
pour le biodiesel. Pour le bioéthanol, les deux plus grands producteurs
sont les États-Unis
et le Brésil
avec 16 et 15,5 milliards de litres produits en 2005, alors que l'Union
européenne n'a produit que 900 millions de litres (le principal
producteur est l'Espagne).
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